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J.-B. Pontalis a le premier montré clairement, comme M. Masud Khan vient de le rappeler (1975), que le rêve pouvait être investi par le rêveur à la manière d'un objet pulsionnel (1972). Dans le même travail, il tentait de décrire et de classer les principales formes de l'objectalité onirique en fonction de leur intention défensive. La démarche, remarquable d'intuition et de nouveauté — encore que sur certains points elle s'avouât Winnicott (1971) comme précurseur (1) —, menait alors Pontalis à s'interroger sur ce dont le traitement objectal du rêve défend le rêveur, et, par conséquent, sur ce que peut être le rêve quand il échappe aux aliénations et aux réductions défensives. Cette problématique de recherche ample et rigoureuse se voyait confirmée ou recoupée peu après par des publications indépendantes. Mes propres travaux, en particulier (, , 1974), faisant suite à une première approche, autrement orientée, du domaine des rêves , étudiaient tour à tour : 1) Les attitudes et les sentiments du rêveur à l'égard du surgissement ou de la disparition des rêves dans l'analyse ; 2) Les « échanges » — que je comparais à un processus réciproque d'identification projective — de restes diurnes et de « restes nocturnes » entre le Moi de la nuit et le Moi éveillé, échanges triangulés dans la cure par le rôle médiateur de l'analyste ; 3) La « fétichisation » séductrice du rêve, opérée à travers le récit du rêve, à l'aide, principalement, des éléments visuels et de la texture visuo-perceptive dominante des images oniriques. — Sur ces diverses questions, je fournissais des réponses et avançais des hypothèses personnelles qui, pour certaines, ne discordaient pas avec les vues de Pontalis, dont je regrette seulement de