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Il y a plus de trente ans, les travaux de M. et E. Balint (1953-1972) et de D. W. Winnicott ont permis une « ouverture » ou plutôt un élargissement (2) du champ de la psychanalyse classique. Ces auteurs ont découvert et formulé l'accès aux structures préconflictuelles ; au lieu de chercher à interpréter le refoulé de prime abord, ils ont essayé de trouver un accès aux domaines du — psychologiquement— « non représentable ».
Pour M. et E. Balint, le point de départ était des cas de borderline ; Winnicott, par contre, en s'occupant d'enfants très perturbés et de leurs mères, découvrit les « objets et les phénomènes transitionnels ».
Depuis 1951, j'ai essayé à Paris de développer et de conceptualiser une psychothérapie analytique des psychoses au moyen de l'image du corps . A cette époque, sans connaître les auteurs précités, j'ai commencé à saisir les phénomènes de dissociations à partir du corps vécu ; ainsi un accès analytique basé sur la dialectique même du corps habité, devient intelligible. H. Meng (1968) dans la préface de Gesprengte Fesseln der Psychose parle, par rapport à ma méthode, de « conflits du champ spatial ». Dans le présent article, je voudrais essayer de découvrir s'il n'y a pas une convergence entre l'image du corps — définie par deux fonctions symbolisantes — et le processus de symbolisation tel que Winnicott l'a saisi grâce à l'objet transitionnel.
Pourquoi j'admire tant les travaux de Winnicott ? Outre la spontanéité de son approche thérapeutique, la transparence de sa