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En relisant le titre un peu hâtivement choisi de ce travail, je me suis aperçue qu'il convenait de le modifier. Il ne s'agit pas d'un « Essai » stricto sensu, mais d'un essai de compréhension de la crise épileptique, qui s'appuie sur la théorie psychanalytique… Cet exposé se base sur un important matériel clinique recueilli au cours de plusieurs années par toute une équipe, dans le cadre d'une recherche pluridisciplmaire sur l'épilepsie, dont le Pr Roland Bouchard fut l'instigateur.
L'épilepsie est un sujet vaste… Il est entouré d'un vécu très particulier, source de passions et de réticences. L'étude de la littérature sur la maladie épileptique et les symptômes associés, loin d'être un guide, plonge au contraire dans la perplexité. Les essais d'interprétation, loin d'être univoques, contiennent à eux seuls toute la neurologie, la biochimie, la neuropsychiatrie et même la psychanalyse.
De la conception quasi religieuse de « mal sacré » de nos ancêtres, nous sommes passés, au cours des siècles et de multiples travaux des différents auteurs, à des approches apparemment plus scientifiques mais non moins complexes de la maladie. Pour les psychanalystes : Stekel, Ferenczi, Reich, Pierce, Clarck, Gardiner, Schilder, Greenson, en France Sauguet et Misés, il existe une psychogenèse de la crise épileptique, une finalité de cette crise, même s'il existe des lésions cérébrales. Covello a proposé récemment une hypothèse psychosomatique. En 1929, dans Dostoïevski et le parricide, Freud, lui, en fait un symptôme hystérique au service de la névrose, dont le propre est de se débarrasser de façon somatique des excitations dont elle ne parvient pas à se libérer autrement. Un mécanisme de désintrication pulsionnelle entrerait en action selon les diverses circonstances, aussi bien dans les troubles d'origine organique que dans les troubles