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« Maître dont l'oracle est à Delphes, ne dit ni ne cache : il signifie. »
Freud et Ferdinand de Saussure (mort en 1913), ne se sont jamais rencontrés et n'ont jamais pris connaissance de leurs œuvres respectives.
Nous savons l'intérêt que Freud portait au langage et nous découvrons dans l'œuvre de Ferdinand de Saussure des ouvertures à travers lesquelles la pensée freudienne pourrait parfaitement s'esquisser (1).
En guise de trait d'union entre les deux maîtres nous prendrons la « formule-scandale » de J. Lacan : « L'Inconscient est structuré comme (2) un langage » ; pour F. Pasche c'est le langage, lui, qui est structuré comme (2) l'Inconscient (3).
Dans les deux formules il y a une « métaphore » : le langage, l'Inconscient. Il est intéressant pourtant de constater que ces deux auteurs ne poussent pas leur « métaphore » jusqu'au bout, mais qu'ils s'arrêtent à la comparaison du « comme ». Si en rhétorique la métaphore est définitive et nous mène, par sa représentation imageante, à un mot fermé ou plutôt fini, en revanche dans le langage psychanalytique elle est un élément ou une défense mouvante et imparfaite. Nous voyons le fonctionnement de la métaphore en clinique dans la condensation et le déplacement des hystéries de conversion et d'angoisse où le symptôme s'exprime par un langage métaphorique (4) opposé au