You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Question première que l'analyste ne peut éviter. Le contre-transfert s'inscrit dans la transmission de la psychanalyse et de la filiation analytique, elles-mêmes toujours en mal d'achèvement, comme le notait naguère, dans un autre contexte, R. Barande (1966). On sait que la définition large que certains auteurs donnent aujourd'hui du contre-transfert y inclut pratiquement à des titres divers toute la vie affective de l'analyste : et M. Neyraut (1973) admet que cette conception peut se soutenir. A l'inverse, d'autres ont rappelé que, sous peine de confusion, on devait y voir limitativement — dans une perspective sans doute plus proche de la première formulation de Freud (1910) — une contre-attitude ou une réponse au transfert du patient. Mes préférences vont à la seconde solution, mais avec un correctif important dont je parlerai ici. Pour moi, toutes les attitudes contre-transférentielles tirent origine de la situation même d'analyse, qui seule les spécifie comme telles, et fonde leur rapport avec le transfert, auquel elles répondent d'abord, et qu'elles ne modifient qu'ensuite, en retour (1). Toutefois il faut savoir de quel transfert on parle. Transfert seulement du patient aujourd'hui couché sur le divan ? Ou anciens transferts aussi du praticien sur son propre analyste, et de là sur ses autres formateurs, dont il