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THÈME ET FINALITÉ : La liberté de la parole dans son équivocité, l'implacable nécessité d'une théorie de l'éthique de la psychanalyse et le quotidien courage (éthique pratique) du pour « mieux dire » et du pour « mieux entendre ».
« Dis-le-moi, parole éternelle, fille de l'éclatante espérance. »
« Dass, wenn die stille kehrt, auch eine sprache sei »
(Que, lorsque le silence « tourne », cela soit aussi une parole).
« Arracher des mots au silence et des idées à la nuit. »
« Ce qui s'exprime dans le langage nous ne pouvons l'exprimer par le langage. »
PRÉLIMINAIRES : J'ai cru que seraient nécessaires à la compréhension de ma communication, un certain nombre de mes réflexions sorties de mon travail de lecture et « d'analyse ».
Elles sont plus sous la forme de questions, c'est-à-dire d'articulation possible. Elles m'ont paru être des « préalables ».
Je dis ceci d'abord : l'articulation de la linguistique et de la psychanalyse me paraît être souhaitable, pensable et certainement apportera — à de certaines conditions et sous de certaines réserves — une compréhension plus vaste de l'enracinement de l'être humain dans le langage (à mon avis, plus particulièrement, dans l'autisme infantile, la psychose) — on peut analyser les textes de Freud, comme les textes des psychanalystes dans une analytique de la communication sémiotique des discours : des discours de discours.
On peut doxographier les discours des « patients » et montrer quelle violence interprétante les discours des psychanalystes pratiquent, etc. Mais tout ceci échappe à la finalité par laquelle le discours est entendu dans la psychanalyse comme à la finalité « organique » par laquelle, en laquelle, le discours de « bouche à oreille » peut circuler.