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« Il est évident que les rhétoriques et les prosodies ne sont pas des tyrannies inventées arbitrairement, mais une collection de règles réclamées par l'organisation même de l'être… Elles n'ont jamais empêché l'originalité de se produire distinctement. Le contraire, à savoir qu'elles ont aidé l'éclosion de l'originalité, serait infiniment plus vrai. »
C'est le métier d'analyste qui nous apprend chaque jour ce que nous savons sur le langage. Cette intervention n'est qu'un moment, un flash, le condensé d'un travail sur Les figures du discours.
Je me propose d'étudier le langage figuré à la lumière de nos connaissances sur le mode de fonctionnement de l'appareil mental en processus primaires et secondaires. Je rapprocherai les procédés de la rhétorique : métaphores, métonymies, synecdoques, personnifications, figures d'expression de fictions…, des procédés de déplacement, condensation et de figurabilité qui témoignent du fonctionnement de l'appareil psychique ; comme la présence des Figures du discours témoigne de l'existence du langage.
Il n'y a pas de discours sans Figures, sans la possibilité de dire autre chose que le sens littéral. Il n'y a pas d'activité mentale sans condensations, déplacements et possibilité de figuration. C'est l'inconscient qui structure le langage et le constitue. Par contre, le langage va apporter la syntaxe, la notion du temps, la contradiction, les différences. C'est la liaison des représentations de choses avec des représentations de mots dans le préconscient-conscient qui va rendre le discours conscient de lui-même exprimable.
La manière dont nous parlons définit notre style, c'est-à-dire le mode d'aménagement singulier de l'appareil psychique de chacun.
Les tropes ne sont pas des créations ex nihilo du langage. Elles résultent d'un travail inconscient, c'est un talent de l'inconscient, nulle