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« A clash of doctrines Is not a disaster — it is an opportunity. »
Le désespoir et la dépression sont aussi vieux que l'humanité : du Livre de Job au «… soleil noir de la mélancolie » de Gérard de Nerval, d'Augustin à Nestroy, on en trouve la description dans la littérature et dans tous les modes d'expression artistique. Platon et Socrate étaient, selon Aristote (Problemta, 30, 1), de « tempérament mélancolique », ce qui indique déjà le problème du lien existant entre mélancolie et créativité. Jusqu'au XIXe siècle, la dépression a souvent été considérée comme la marque même du génie. Plus tard, le spleen du dandysme anglais, la Wehmut et le Heimweh du romantisme allemand, la nostalgie des romantiques français, ne furent que des dépressions légères culturellement valorisées. Walther von der Vogelweide en parlait (Wehmut) et Ronsard écrivait : « Je ne puis arracher cest humeur dont esclave je suis. »
La sweetest melancholy de l'époque shakespearienne devient la Sorge de Goethe (est-ce une association trop hardie que de penser au concern de Winnicott ?), le spleen chez Pope et plus tard chez Baudelaire et Verlaine, le malheur du monde, Weltunglück, chez Trakl. La « nausée », expression littéraire de la fin du XVIIIe et du début du