You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
J'ai hésité, pour cet article, entre deux titres possibles: celui que j'ai finalement choisi et « Rapports entre la psychiatrie de l'adulte et la psychiatrie de l'enfant ». Malgré la différence de l'énoncé, j'espère montrer dans les lignes qui suivent en quoi ces deux sujets se recoupent.
Un coup d'œil, d'abord, sur l'histoire de la psychanalyse.
Le premier objet d'étude de la psychanalyse fut la névrose. Ce n'était pas dû à un goût personnel du créateur de cette nouvelle discipline, mais aux exigences de sa clientèle privée. Cependant cela s'avéra décisif pour de nombreux aspects de la théorie qui s'élaborait. Comme les manifestations névrotiques émanent des couches psychiques profondes, la psychanalyse s'engagea dans l'étude de l'inconscient. Comme elles sont dues aux conflits entre des forces internes, elles suscitèrent une psychologie dynamique. Comme la résolution de ces conflits dépend du rapport entre les forces qui s'opposent, le point de vue économique fut développé. Comme chaque névrose prend racine dans les premières années de la vie individuelle, le point de vue génétique joua un rôle primordial dans la théorie. Incidemment, l'occasion se présentait ainsi d'inclure la psychopathologie infantile dans le domaine habituel du thérapeute d'adultes.
Tout cela, naturellement, n'était que le début. L'exploration psychanalytique ne tarda pas à élargir son domaine, ne perdant jamais de vue les objectifs thérapeutiques. De la névrose, elle en vint à la psychose; de la psychopathologie adulte, à l'adolescence, et de l'adolescence à