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L'orgasme est-il une notion, à proprement parler, psychanalytique ?
Oui il l'est, dans la mesure où la volupté sexuelle concerne le corps humain comme capacité et puissance d'un « jouir », d'une jouissance voluptueuse, sexuelle — génitale et prégénitale — dont la grandeur quantitative et la qualification vont se mesurer, et s'apprécier à des critères d'identité de sexe, d'identité sexuée, d'identité d'organe, clitoridienne, vaginale, pénienne ou d'autres organes génitalisés (bouche, anus) mais tous sous la domination de la « dite » jouissance phallique, plus encore par le modèle de mécanismes physiologiques (l'éjaculation par exemple)… ou par le signe de la déperdition de sens et d'existence — la fameuse « petite mort ».
Les justifications de l'orgasme ne manqueront jamais à l'appel, jusques et y compris par toute une fantasmatique sophistiquée du « plus de jouir », comme non-sens d'une finalité incoercible.
Une « grande santé » va être à justifier par Reich ou les sexologues, par cet oubli de l'homme à soi-même que serait toute jouissance copulatoire auto-érotique et narcissique dans ses modes, s'exacerbant et portée par son propre devenir à l'acmé de sa finalité, mais déjà là, dans ce oui de l'appartenance de l'orgasme à l'investigation de Psyché qu'est la psychanalyse, une difficulté, voire une aporie, et pas que théorique, surgit : qu'en est-il de la finalité du jouir (orgastique), cela pour l'unité coïtante et non seulement pour l'isolement d'un des deux partenaires ?
Freud, dès le départ, ne veut pas faire rencontrer complètement, absolument
— l'excitation sexuelle
— avec la satisfaction sexuelle.
Mais il note d'emblée que la dimension de l'autrui, de l'objet psychique, vient s'interposer dans le lieu même de cette rencontre