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Sous la rubrique « Découvertes, idées, problèmes », Freud rédigeait, le 3 aoüt 1938, la courte note suivante (1) : « La raison ultime de toute inhibition intellectuelle et inhibition au travail semble être l'inhibition de la masturbation dans l'enfance. Mais peut-être faut-il aller plus loin ; peut-être n'est-ce pas l'inhibition de la masturbation sous l'effet d'influences externes (qui compte) mais sa nature insatisfaisante en soi. Il y a toujours quelque chose qui manque (2) pour une complète décharge et satisfaction — en attendant toujours quelque chose qui ne venait point (3) —et cette partie manquante, la réaction d'orgasme, se manifeste par des équivalents dans d'autres sphères, des absences (4), crises de rires, de larme, et peut-être d'autres manières. Une fois de plus la sexualité infantile a établi un modèle en cela. »
« D'autres manières… » L'allusion de Freud nous renvoie à d'autres textes dans son œuvre où ces autres équivalents de l'orgasme sont nommément désignés. Leur interpellation m'a paru nécessaire aujourd'hui pour un abord métapsychologique de ce que j'appellerais le processus psychique d'orgasme. Je veux parler des manifestations des névroses dites actuelles, crises d'angoisse ou de « neurasthénie » telles que Freud en fait l'approche dès avant 1895.
Ainsi dans son Manuscrit J concernant Frau P. J…, Freud parla d'orgasme à propos du « désir convulsif d'uriner » de la jeune femme (5) en proie à une crise d'angoisse. Dans sa Lettre 102 du 16 janvier 1899 (6) où il est question des orgasmes, crises névropathiques et état hypnoïde de la jeune maîtresse d'un vieux PDG, Freud s'exclame, en pensant