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« L'amour est un acte sans importance, puisqu'on peut le faire indéfiniment. »
Donc, ainsi qu'il était mathématiquement à prévoir si la machine produisait véritablement de l'amour, c'est la machine qui devenait amoureuse de l'homme. »
La fonction de l'orgasme parut en 1927, mais la traduction dont nous disposons est celle de l'édition de 1942 qui intègre ce concept dans l'ensemble de la théorie reichienne à cette date. L'orgasme est étudié comme un carrefour des problèmes psychosociobiologiques. De l'affirmation du rôle de l'impuissance orgastique dans la pathogénie des névroses, en passant par l'analyse caractérielle et la critique de la théorie de l'angoisse, et de la technique psychanalytique, Reich sera conduit à élaborer une technique et une théorie originales : une technique, l'orgasmothérapie, fondée sur l'effraction de la cuirasse musculaire et la libération du réflexe de l'orgasme ; une théorie unitaire du processus vital et du processus sexuel fondée sur la radiation de l' « orgone ». L'ampleur du rôle accordé à l'orgasme entraînera Reich aussi bien vers une approche biopsychologique du cancer et des maladies psychosomatiques que vers une interprétation de la sociopathologie par la description de la « peste émotionnelle » et l'étude du fascisme et de la religion.
Ainsi Reich ne peut laisser indifférent : polémiste, passionné, fascinant, extrêmement présent dans son œuvre comme dans ses cures, il suscite l'adoration ou le rejet. Situé d'abord dans la perspective de l'œuvre de Freud, l'orgasme devient chez Reich un concept totalitaire, unificateur de la théorie et de la pratique, du psychique et du somatique. Œuvre polémique dans la crise de la psychanalyse de 1925, La fonction de l'orgasme fait retour dans la lutte idéologique actuelle. Mais hors