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« L'ultime fondement de toutes les inhibitions intellectuelles et de toutes les inhibitions au travail, semble être l'inhibition de la masturbation dans l'enfance », écrivait Freud dans un texte émouvant par sa date : août 1938; on est impressionné, en effet, par cette puissance intellectuelle de Freud, que ne pouvait « inhiber » ni l'âge, ni le cancer, ni l'exil.
Il poursuivait : « Mais peut-être cela va-t-il plus loin ; peut-être n'est-ce pas son inhibition par des influences extérieures, mais sa nature insatisfaisante en elle-même. Il manque toujours quelque chose pour que la décharge et la satisfaction soient complètes — en attendant toujours quelque chose qui ne venait point — et ce qui manque, la réaction de l'orgasme, se manifeste par des équivalents en d'autres sphères, par des absences, par des éclats de rire, des crises de larmes, et peut-être d'autres voies.
« Une fois encore, la sexualité infantile a fixé là un modèle. »
Mais ce n'est pas tant sur cet original point de vue économique de la fin de la citation que je voudrais m'étendre, que sur certains aspects de ces liens entre :
— l'auto-érotisme infantile,
— l'inhibition de l'épistémophilie,
— et l'inhibition des associations d'idées,
sur le divan comme dans le fauteuil.
Gillibert pose dans son rapport les relations entre « l'œil, barrière de la caresse » et l'œil qui fait retour au bout des doigts.