You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans son travail concernant la masturbation anale, Meltzer (1) affirme que, en essayant de mettre en relation quelques traits de caractère de l' « Homme aux loups » avec ses symptômes intestinaux, Freud a été amené à conclure que, chez ce patient, « … la théorie de la castration avait été précédée par une théorie anale de la féminité et par une identification du patient avec les menstruations de la mère… ».
L'importance du sentiment de culpabilité concernant les pulsions anales a été traitée par j. Chasseguet-Smirgel (2) : une inhibition tout à fait spécifique a été décelée, chez les femmes, en relation avec la pulsion d'emprise. Ce n'est pas par hasard, je crois, que dans son dernier travail concernant la féminité (3), J. Chasseguet-Smirgel se réfère, elle aussi, au cas de l' « Homme aux loups » et à ce que Freud en a tiré au sujet des fantasmes de grossesse chez l'homme. D'après cet auteur, l'inhibition de la pulsion d'emprise, qui a son origine dans un conflit anal, se répand en tache d'huile, en se réverbérant sur les conflits oraux précoces et, par contrecoup, en empêchant qu'on aborde la sexualité œdipienne : celle-ci est par conséquent escamotée.
Si nous sommes redevables à M. Klein et à ses épigones d'un enrichissement théorique et d'une remarquable contribution pratique pour ce qui concerne le maniement clinique de l'agressivité destructive, nous pouvons tout de même nous plaindre que M. Klein ait considéré toutes les expériences masturbatoires infantiles sous le point de vue de la pulsion de destruction, les fantasmes masturbatoires étant exclusivement centrés sur la représentation sadomasochique de la scène primitive.
Meltzer, par ses observations, afin de pouvoir mieux préciser les