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Je voudrais tenter d'apporter dans cette communication un éclairage clinique particulier à la lumière du rapport si dense et enrichissant de J. Gillibert. Mon propos sera donc infiniment plus limité. Le but de cette communication est de vous faire part de l'état actuel de ma réflexion sur l'autisme. J'ai choisi, afin de limiter mon propos, d'examiner le problème de l'autisme infantile. Avant de préciser l'essentiel de ma réflexion, je tiens à remercier J. Gillibert de son travail qui a fait participer l'apprenti que je suis à cette fête de la connaissance et de la réflexion. Oui, c'est bien cette dimension culturelle à la lumière d'une démarche psychanalytique libérée de tout réductionnisme, qui sait nous faire apercevoir les multiples facettes de l'auto-érotisme, de ce qui le différencie et le spécifie par rapport au narcissisme. Certains praticiens, à propos d'une problématique du miroir, nous convient à contempler un autre miroir : « Le miroir aux alouettes. » On ne sait plus d'ailleurs comment et par quel jeu narcissique sont sous-estimées, voire effacées, les bases pulsionnelles et économiques d'un « je » métamorphosé par la métaphore génétique. C'est pourquoi je tiens à citer cette réflexion de J. Gillibert car c'est autour de celle-ci que s'organise ma propre contribution : « Le stade du miroir (Wallon-Lacan) est une invention de psychologue ; les enfants autistiques sont souvent devant le miroir mais n'identifient rien de leur vision ni ne trouvent à identifier le regard d'autrui, ni ne trouvent une place qui ne bougerait plus dans le regard d'autrui. » Le praticien rencontre ce fait avec acuité et tout particulièrement lorsqu'il tente d'instaurer une relation psychothérapique dont la signification ne peut être pendant des jours et des jours, voire des années, communiquée par le langage à son petit patient.
Ce grand vide constitue souvent le plan le plus spectaculaire et partant le plus déficitaire. Or, le psychanalyste sait bien que le plus