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L'étude de la perversion a montré à Freud l'absence d'un lien nécessaire et naturel entre la sexualité et son objet.
L'auto-érotisme a introduit cette notion dans la théorie de la libido, tout en marquant nettement la solution de continuité entre l'être et son environnement, essentielle à la pensée freudienne.
Le concept de narcissisme, résultat de la condensation des investissements auto-érotiques sur une image globale du corps, a fait suite à celui de l'auto-érotisme et de sa solitude. Mais le narcissisme n'est pas qu'un refus de l'objet, il est aussi une relation avec les objets comme l'idéalisation et l'identification l'attestent.
L'objet psychanalytique par excellence, l'objet œdipien, la personne de la mère, est marqué par la menace de castration, dernier avatar de la solution de continuité entre objet de la libido et objet naturel.
Freud a mis le père au centre de la névrose. La mère n'est représentée qu'absente, par la satisfaction hallucinatoire du désir, ou intimement associée à la castration et au tabou de l'inceste.
Melanie Klein a étudié en détail l'investissement de la mère mais en accentuant encore plus la rupture avec l'objet réel. Ce n'est que vers la fin de son œuvre qu'elle prend en compte la mère dans sa réalité. Elle a théorisé ainsi la position de la mère dans la psychose.
Winnicott, lui, cherche à cerner le rapport entre les premières relations avec la mère et l'état du Moi. C'est à propos de ses travaux et de nombreux autres, presque tous en langue anglaise, que la notion de self s'est affirmée.
Le self désigne le lieu où se constituent les représentations corporelles et mentales issues de l'expérience de la relation duelle avec la mère.