You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Il arrive depuis quelque temps dans le « discours » de la représentation de l'image au cinématographe (pour parler comme Bresson) quelque chose qui devrait préoccuper les psychanalystes.
Par exemple, des films comme Le dernier tango à Paris, La dernière femme, Les 120 journées de Sodome et d'autres… voudraient s'assurer de la maîtrise de la chose sexuelle : dire, montrer la signification intrinsèque de la coupure de la figure de l'humain détachée de la chose sexuelle, violentant la chose sexuelle, donc encore plus détachée… bref, des films naïfs et puritains. Naïfs, parce que sous le masque de l'insertion dans le quotidien aliéné (et aliénant), ils prétendent s'exhausser, malgré le ravalement (apparent ou manifeste) des conduites amoureuses, à la signification du sexe, du sexe sans le sexuel. Du sexe, toute signification dehors. Puritains, et je ne trouve pas d'autres termes, parce qu'ils sanctionnent la « décence » inhérente à toute participation par l'image à la sexualité. La chair y est persécutée parce que persécutrice, très certainement. L'art de la « présentation » de la présence ne passe pas en premier lieu par la re-présentation. Celle-ci n'est qu'un destin non pas de l'Image mais de l'homme qui abandonne l'Image et la représentation de la chair qu'on nous présente comme une constitution d'origine est une désincarnation dogmatique.
Ces films m'ont paru « sentimentaux » et abstraits, ils caractérisent une part de la sensibilité contemporaine. Bien faits, talentueux et savants, ils voudraient officier les grands rites de la grande peur moderne de la sexualité.
Que la sexualité fasse peur à toute époque, sûr ! Mais ici, cette peur est devenue de la Rage que nombreux doctes vont nous interpréter et ramener dans les rangs du pas cadencé de l'idéologie (lutte des classes — l'Autre scène).
Lire Sade et s'accepter lisant Sade est un événement considérable pour lequel j'ai profondément de respect. Avec le temps et les relectures, j'en ai laissé tomber la systématique