You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Freud appelait cela « Le continent noir ».
Ou bien, avec Marie Bonaparte, il s'exprimait ainsi : Que veut la femme ?
Le détour, question de méthode ou peut-être préambule, me paraît nécessaire d'envisager d'abord les conditions de l'éveil éventuel sur le divan à la théorie, puis ce que cela implique de la lecture de l'œuvre de Freud, montrant alors qu'une telle lecture ne peut éviter de prendre en compte la similitude ou la différence des sexes chez l'auteur et le lecteur.
Dans quelques textes freudiens sur la femme et la féminité, j'esquisserai la progression de fantasmes masculins primordiaux :
Je pense montrer comment certains mécanismes en cause dans l'organisation de la féminité sont réponse au fantasme paternel.
A la question freudienne, un conte fantastique de Dumas nous donnera « sa » réponse.
La façon dont s'éveille, sur le divan, l'intérêt pour la théorie est si variable qu'il serait vain de tenter de la cerner. Ce qui est certain, c'est que cet intérêt se trace et se trame dans le champ de l'histoire individuelle de chacun, mais aussi dans celui de l'histoire de la psychanalyse.
Par rapport à ces deux histoires, ce qui se passe avec le psychanalyste est, bien sûr, charnière.
Sous une forme plus ou moins apprivoisée, donc dégradée, la psychanalyse est devenue un fait de culture : ainsi le psychanalyste peut-il entendre, venant du divan, ou même en préalable à la cure dans le ou les entretiens préliminaires, un langage marqué de psychanalyse : il est évident que l'organisation des résistances fait feu du bois qui