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Dans la première partie de cet article, j'ai souligné le fait que l'objet transitionnel apparaît au cours de l'enfance et est généralement abandonné à la période œdipienne ou de latence, tandis que le fétiche, comme nous le voyons dans les perversions, apparaît plus fréquemment à la période de latence et quelquefois à l'adolescence. Il fait généralement partie intégrante de l'aménagement nécessaire d'une vie sexuelle bonne et normale chez l'homme adulte, et se rencontre aussi chez quelques patientes du sexe féminin. Dans la suite, il apparaît sous une forme moins évidente mais très persistante, et il représente alors une forme extrêmement grave de déviation.
Si l'on considère leur évolution complète, l'objet transitionnel et le fétiche présentent des différences marquées et leurs ressemblances peuvent paraître superficielles. Il existe une grande variété de formes intermédiaires, mais qui ne retiennent pas très fréquemment l'attention de l'analyste. Winnicott a souligné que l'usage de l'objet transitionnel est universel, bien que la durée de son utilisation soit variable. C'est le premier objet créé par l'enfant, qui en trouve la composante matérielle dans ce qui est à portée de sa main, et dont il fait quelque chose. Bien que ce soit un objet illusoire dont la forme et la signification ne sont pas toujours reconnues par les autres, il a des attributs à la fois de la mère et de l'enfant mais il est extérieur à l'un et à l'autre. L'enfant commence à éprouver un sentiment de tendresse à son égard, ce qui est un pas vers la relation d'objet. L'objet transitionnel fait en quelque sorte fonction de passeur pendant la période de croissance qui nécessairement implique une séparation accrue d'avec la mère, ce qui ne peut