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Un épileptologue réputé éprouvait tout récemment encore le besoin d'affirmer, devant une assemblée nombreuse et soucieuse de s'instruire, que, en quelque sorte, « à esprit simple, épilepsie simple ». Cette formulation rusée plutôt que simpliste rejoint en fait les innombrables proclamations dont l'épilepsie a toujours été le champ. Pourquoi cette nécessité ?
Les textes qui vont suivre ont été exposés lors du premier Colloque sur l'épilepsie qui s'est tenu au printemps 1977 à l'Institut de Psychanalyse et qui faisait suite à deux courts séminaires sur le sujet dans les deux années précédentes. Le bien-fondé de ces recherches s'est progressivement dégagé, avant tout, des avatars d'une pratique électro-encéphalographique sur plusieurs années et s'est d'abord argumenté à travers quelques articles, le plus souvent critiques, parus dans diverses revues de psychanalyse.
Ces textes sont présentés dans l'ordre chronologique qui leur fut attribué au Colloque et qui nous paraissait rendre compte d'une démarche imposée à l'observateur par le sujet même.
Un contact assidu avec les « épilepsies » et leur « population » peut, s'il n'endort pas le praticien dans les sécurités mécanistes, susciter d'obsédantes questions. Dans un premier temps, issu de l'approche statistique, l'observateur attentif à ce que vit son patient plutôt qu'à la codification de ses manuels repérera des thèmes psychiques itératifs apparaissant dans le polymorphisme des formes cliniques et impliquant aussi répétitivement le milieu familial où survient l' « épileptique ». A cette époque de la réflexion, une telle constatation mettra éventuellement en cause la carence de la recherche neurologique en la matière, dans la mesure où la science neurologique a pour objet un soma dont le psychisme sert tout au plus — et généralement mal d'ailleurs — à énumérer les défaillances de sa machine anatomo-physiologique et biologique. Mais l'observateur formé, à l'école médicale moderne, dans la quasi-certitude d'un franc progrès