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« Les soi-disant crises d'épilepsie de Dostoïevski ne furent que les symptômes d'une névrose et doivent être considérées comme hystéroépilepsie, c'est-à-dire comme une hystérie grave. » C'est à propos d'un mensonge de la pathologie que Freud a exposé son point de vue sur l'épilepsie, un peu comme s'il répondait sévèrement à celui qui écrivait : « Je ne me soigne pas et ne me suis jamais soigné bien que j'estime la médecine et les médecins. De plus, je suis extrêmement superstitieux, suffisamment en tout cas pour respecter la médecine (je suis assez instruit : je pourrais donc ne pas être superstitieux, mais je le suis). Non! si je ne me soigne pas c'est pure méchanceté de ma part. Vous ne daignerez certainement pas le comprendre. Eh bien! moi je le comprends. » Ainsi le morbus sacer prend-il les allures d'un Don Quichotte en paletot qui ressasse, sur la perspective Nevski, cette impossible histoire de col en raton. Avec Dostoïevski on ne sait jamais où est l'homme et qui est l'œuvre.
En fait « il est difficile d'établir l'unité clinique de la maladie dénommée épilepsie », écrit Freud, car les symptômes sont polymorphes ; l'atteinte de l'intelligence est loin d'être constante, les crises sont très diverses ; « occasionnées généralement et de façon inexplicable par des causes purement physiques, elles peuvent néanmoins avoir une cause première purement psychique et réagir ensuite à des excitations psychiques elles aussi ».
Mais « ce qu'il y a de commun dans tous ces symptômes nous porte à croire qu'il s'agit de troubles essentiellement fonctionnels » : quelles que soient les circonstances (dans les troubles cérébraux de très graves maladies des tissus et dans les cas où le malade ne domine qu'incomplètement son économie psychique), un mécanisme de l'extériorisation des instincts, en rapport avec l'activité sexuelle, semble entrer en action.