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L'amour ne fait pas partie des concepts psychanalytiques. C'est ainsi qu'il ne figure pas dans le Dictionnaire de Laplanche et Pontalis, sauf cependant s'il se trouve accolé au terme « génital (amour) » où, là, il occupe à lui seul la rubrique de la lettre G.
De quoi nous, psychanalystes, nous occupons-nous, pourtant, sinon d'amour ? Mais, il est vrai, c'est en sachant aussi que nous devons assumer le destin de nous effacer lorsque l'amour (génital) a triomphé.
S'il est ici question d'amour, c'est dans une perspective qui cherchera à mettre en évidence certains des liens apparaissant, en analyse, entre le transfert et l'amour ; plus précisément, les liens pouvant exister entre le développement de la capacité d'aimer et la reconnaissance de l'amour apporté par l'objet : en ce sens, entre aimer et se sentir aimé.
Les liens entre le transfert et l'amour ont, dès les débuts de la psychanalyse, été évidents, mais ils ne se laissent pourtant pas saisir facilement car ils se présentent à nous sous le signe de l'ambiguïté. Freud fut, mieux que Breuer, capable de reconnaître l'amour dans le transfert. Mais le caractère trop direct du transfert érotique induit par l'hypnose l'amena à abandonner ce procédé et à développer la méthode psychanalytique. Quels que perfectionnements qui lui aient été progressivement apportés, cette méthode n'est cependant nullement en mesure de prévenir une trop bruyante irruption des manifestations d'Eros. Au contraire, elle continue à les déclencher régulièrement.
Telle cette jeune femme que je reçois avant des vacances d'été, en vue d'une analyse. Lorsqu'elle commence cette analyse en septembre suivant, elle est entre-temps tombée amoureuse. Cet amour fond comme