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Synthèse du rapport : « Aspects asymboliques de la psyché et leur rapport avec le narcissisme dans la formation du self à partir de l'analyse de l'organisation borderline. »
Il y a une idée centrale que je développe dans ce travail et que je vais illustrer surtout sur le plan de la clinique psychanalytique. C'est la notion de l'existence, dans la psychose, d'un défaut du processus de symbolisation, défaut qui entraîne la permanence d'éléments asymboliques dans la psyché. Ceci va interférer avec le fonctionnement normal du self et avec l'acquisition d'une vraie contenance mentale de la souffrance. A mon avis, ces éléments asymboliques trouvent dans le processus thérapeutique de l'analyse une possibilité de gestion par le self probablement à travers une transformation de l'asymbolique en symbolique.
Pour commencer j'ai essayé de situer ma réflexion par rapport à la pensée de Freud sur le symbolisme. C'est surtout la « lettre 52 à Fliess » (6 décembre 1896) qui a tout d'abord attiré mon attention. Dans cette lettre, Freud définit les traces mnésiques comme une multiplicité de signes d'espèces différentes. Ces signes s'organisent en tant que système. Si chaque élément de ce système est défini d'une part selon un axe synchronique par le rapport qu'il établit avec les signes voisins, d'autre part dans le temps (axe diachronique), il est soumis à des transcriptions successives. Freud ramène le mécanisme du refoulement (Verdrängung) à l'échec de ces transcriptions. Nous nous trouvons, dans la lettre 52,