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Par leur aspect complémentaire, les perspectives que nous ont offertes les rapporteurs de ce Congrès nous renvoient des images différentes d'un même paradoxe concernant la psychose. En évoquant une aire asymbolique, Giovanni Hautmann et Dario de Martis impliquent déjà, dans ce terme, la contradiction vécue par le psychotique, en éclairant sa déficience narcissique à accueillir la vie psychique dans l'espace virtuel de la rencontre avec l'objet. Dans cette même perspective, ayant choisi cette fois la notion d'une certaine « idée du Moi », comme il nous avait parlé récemment de l'écran intérieur du rêve1, Paul-Claude Racamier nous montre le psychotique condamné, pour cette raison, à rejeter au-dehors tout conflit d'ambivalence, dont la perception lui eût pourtant permis d'établir son identité. C'est que cette ambivalence-là ne s'est pas encore dégagée d'une ambiguïté qui laisse encore l'empreinte de ses incertitudes à ce qui ne parviendra jamais vraiment à être partage du désir. C'est de cette ambiguïté, creuset de tous les paradoxes, que nous vous proposons de suivre le trajet, qui s'inscrit directement dans le fantasme psychotique, tant au niveau de la définition de sa place qu'à celui de la signification de son contenu ; et l'ambiguïté veut encore que ces deux plans se confondent.
Parler de fantasme dans la psychose, c'est déjà poser le problème de ce qui est évidence pour les uns et pour d'autres, question à débattre. Car où peut donc se situer la psychose, ailleurs que dans la menace qu'elle contient, dira-t-on ? Mais qui affirmerait qu'elle est le fait du seul fantasme, fût-il déplacé, renversé ou projeté ? Et bien que nul ne