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Le terme d'émotion m'est apparu préférable à celui d'affect1. En effet, ce dernier est étroitement lié au destin des représentations, à leur refoulement. Certes, le concept d'émotion est quelque chose de vague. Toutefois, dans son acception étymologique, émotion signifie « motion ». Je crois que cela convient mieux au thème de cette communication. En effet, je vais tenter de montrer comment un état affectif particulier interroge le Soi menacé du patient et de l'analyste. La première partie examinera, à partir du travail de Viderman [17] et de la discussion de ce travail (Colloque de la Société psychanalytique), l'importance du climat de la situation analytique. La deuxième et la troisième parties de ce travail insisteront sur l'importance de l'interaction du transfert et du contre-transfert.
Le principal obstacle avec de tels patients réside bien dans la particularité de leurs mécanismes défensifs, dans l'inorganisation de leur propre monde intérieur. Les personnes dont la souffrance névrotique est profondément enracinée dans la génitalité ont un potentiel de fiabilité par rapport à leurs objets internes et identifications. Cela infiltre tout le climat de la situation analytique qui peut être utilisée de manière adéquate. Dans les cas que nous évoquons, tôt ou tard en raison même de la thérapie, les mécanismes défensifs vont achopper. On voit alors apparaître différents acting qui peuvent nous demander un aménagement toujours problématique du cadre de la situation analytique et de la technique proprement dite. Par exemple, l'impact d'une projection : « Je