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« Elle se retira en elle-même, dans cette poche secrète, comme si elle était le bébé qui grandissait, à l'intérieur de ce corps immense, ce corps qui lui appartenait, qui nourrissait un autre elle-même. »
Chacun sait le malaise indéfinissable et familier qui, toujours, nous accompagne et nous imprègne, marque d'humanité plus ou moins largement inscrite dans nos corps et nos vies.
Mais, selon les êtres, les parts de l'être, les moments de sa vie, chacun ne peut que se défendre, ou, au contraire, pleinement se reconnaître dans des envahissements terrifiants du sujet, tout entier entraîné et aspiré en lui-même. Angoisse indicible et mal pensable, monde où s'écarte et se maintient pourtant la vie de l'être, vie fondée à sa naissance passée, prise dans sa mort à venir, éclatée dans sa cohérence et ses limites, vie égarée où se perdent, se gardent, s'entretiennent les ultimes barrières qui, au-delà d'anéantissements redoutables, mais encore protecteurs et familiers, le séparent de sa mort véritable dans ses impensables et définitives inconnues.
Nettement différenciées, opposées même pour les uns, ou, au contraire, profondément intriquées pour d'autres, l'angoisse dite névrotique, de séparation, de castration et l'angoisse psychotique, toute de fusion et d'englobement sans limites, sont agissantes en nous, animant les vies de forces dont les retombées destructrices sont, en général, évidentes, et dont les fonctions protectrices du sujet sont souvent plus difficiles à déceler et admettre.
Face à certaines rigidités extrêmes, certaines pétrifications, certains encarapacements, parfois à peine concevables, le mot « mort » nous