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Lorsque Freud dans Inhibition, symptôme et angoisse a explicité le mécanisme de la formation des symptômes dans les phobies puis dans la névrose obsessionnelle, il aborde le cas de la névrose traumatique et il estime que, si elle est comprise « comme une conséquence directe de l'angoisse pour la vie ou angoisse de mort », c'est que les auteurs négligent alors les relations de dépendance du Moi et la castration… « La notion de narcissisme qui range l'investissement libidinal du Moi parmi les investissements d'objet et souligne la nature libidinale de la pulsion d'autoconservation » a supprimé toute contradiction en ce qui concerne l'importance étiologique accordée à la sexualité dans toute névrose — « L'angoisse de mort doit être conçue comme analogon de l'angoisse de castration » — et il nous rappelle que « le Moi a été préparé à la castration par des pertes de l'objet régulièrement répétées ». A partir de ces réflexions et d'une expérience clinique privilégiée, je m'efforcerai d'étayer mon sentiment sur l'unicité de l'angoisse, que ses manifestations au cours des névroses la rattachent à des fantasmes génitaux ou bien qu'au cours des psychoses ses modalités d'expression traduisent une fantasmatique prégénitale, l'angoisse est une, en tant que conséquence au niveau du Moi d'un processus pulsionnel issu du Ça, qu'il s'agisse de pulsions sexuelles, de pulsions d'agression ou de pulsions d'autoconservation considérées comme expression du narcissisme (dans l'esprit des travaux de Freud de 1915 à 1920 et particulièrement de l'Introduction du narcissisme).
Tous ces aspects peuvent être perçus chez le même malade pour peu que sa structure s'y prête; à ce propos Pierre-Marie, un patient qui poursuit une cure par le psychodrame analytique individuel, est une illustration particulièrement frappante. Compte tenu des renseignements qui nous sont parvenus, il a présenté dans l'enfance un état déficitaire dysharmonique dans le sens défini par Roger Misés, « une dysharmonie sévère