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On a beaucoup parlé, et bien parlé, de la cure à deux.
Il nous faudrait maintenant reprendre tous les points examinés, dans la cure à trois — mais je me limiterai ici à certains.
Car il ne faudrait pas oublier que c'est essentiellement par la cure supervisée que se fait la transmission de l'analyse, donc à travers une relation à trois.
Transmission au sens de relais, pour reprendre le terme de Guillaumin: analyste relais entre patient et superviseur, relais aussi avec l'institution et son corpus théorique par le biais du superviseur.
Relais ou go-between, et tous ses fantasmes attenants? ou « vision »-« supervision », voyeurisme à deux échelons? ou supervision-surmoi? (le « contrôle », dont le terme trop franchement surmoïque a été chassé du vocabulaire pour les besoins de la dénégation — et la supervision peut être autre chose aussi).
Mais toute cure ne se structure-t-elle pas, si l'on croit à l'œdipe, sur trois personnages, ce que masque le terme autant équivoque que galvaudé de « relation duelle » (indique-t-il une structure préœdipienne? ou dénombre-t-il les partenaires en chair et en os présents dans le bureau du psychanalyste?).
Toutefois les fantasmes relatifs au troisième seront d'autant plus occultés que celui-ci sera réellement introduit dans la relation par la supervision.
Le problème se présente différemment suivant les protagonistes.
Du côté du superviseur: analyse du processus chez le patient, et du contre-transfert plus ou moins évolutif de l'analyste — à qui il offrira ainsi toutes les facilités d'un transfert latéral, ou d'une identification court-circuitant la position d'analysé.
Du côté de l'analyste, analyse de son propre contre-transfert, donc, pouvant se fonder sur l'introjection de son analyste, et/ou du