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On sait bien que les problèmes se rapportant à la relation avec les psychotiques se développent sous le signe de l'action, soit dans le sens commun, soit dans le sens spécifiquement analytique2. Mais on pourrait déjà ajouter, dans une première approche, que les psychotiques sont fondamentalement des patients qui tendent moins à agir qu'à se faire agir (cette dernière modalité peut être elle-même, au fond, une forme ou bien un essai de manipulation, dont j'ai déjà discuté ailleurs (Sacerdoti, 1971)). Cela pose tout de suite la question de l'agir du côté du thérapeute.
C'est bien au sujet de la « thérapie active » — qui venait d'être soutenue par Ferenczi dans le cadre d'une position psychanalytique correcte, mais où l'on pouvait bien flairer déjà les germes de la corruption — que Freud (1919), pour exposer ce danger, se réfère aux fautes dont se rendent coupables les maisons de santé psychiatriques:
« Wer als Analytiker etwa aus der Fülle seines kilfsbereiten Herzens dem Kranken alles spendet, was ein Mensch vom anderen erhoffen kann, der begeht denselben ökonomischen Fehler, dessen sich unsere nicht analytischen Nervenheilanstalten schuldig machen. »
Que les erreurs économiques constituées par toute sorte d'agir soient au premier rang quand on a affaire à des problèmes psychotiques ne doit pas étonner si, à côté de ce qu'on a dit, on rappelle avec Kanzer que la sublimation et l'acting out ont une origine commune, tous les deux étant liés à la persistance du principe de plaisir dans le domaine