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L'idée de la mort comme mie œillade Retrouver les amis au coin d'un bois Frapper sur l'épaule du hasard en [l'appelant par son nom
Semer des sourires-dragées…
IL EN FAUT PLUS
Pour trouver les objets perdus
Pour perdre les objets trouvés
Pour reconnaître le Monde comme on [reconnaît un enfant.
On ne peut penser la mort, et moins encore sa propre mort, ce passage de l'être, de son être, dans la trappe du non-être. Il est par contre loisible de penser sur la mort, et bavarder ainsi indéfiniment à côté, autour du sujet. Simple arrière-pensée, souci, « l'homme est mortel, je suis mortel », généralité conceptuelle, qui n'a rien à voir avec le fait que je suis moriturus1, « réalisant » l'inéluctabilité, voire la proximité de ma mort. Le travail du trépas, si magistralement évoqué par de M'Uzan, est encore du registre de la vie, même s'il implique une sorte de clivage du Moi, où coexistent déni de la mort et résignation ou vœu d'en finir. L'expérience — si rarement réversible — de la dépossession de la vie dans le corps, telle que Malraux la décrit dans Lazare, est elle-même ambiguë: « Menace inconnue de me retrouver (sic) amputé de la terre », elle est aussi « épouvante en nous », et non peur de quelque chose et sans aucun rapport, dans la solitude de la chambre d'hôpital, avec le danger des batailles et la conviction folle, en cette occurrence, de sa propre invulnérabilité.