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Le thème traité par cet ouvrage collectif est celui auquel ont été consacrées les « premières journées occitanes de psychanalyse » en novembre 1977 à Toulouse, le terme ainsi désigné tenant au groupement géographique d'analystes résidant depuis quelques années dans plusieurs des principales cités du sud de la France.
Précédée d'une courte présentation d'Henri Sztulman, l'introduction de cet ouvrage est de Janine Chasseguet-Smirgel qui, alors présidente de la Société psychanalytique de Paris, a inauguré ces journées. Elle y justifie le choix du thème en fonction des contestations qui se manifestent, dans les circonstances actuelles à l'égard de l'Œdipe, tel le mouvement de l' « anti-Œdipe », ce qui l'amène à rappeler la lutte qu'elle a entreprise contre cette tentative qui ne tend à rien moins qu'à réaliser, selon son expression, un « meurtre de la réalité », se concrétisant notamment par l'effacement de la différence des sexes, comme le montrent certaines productions littéraires, cinématographiques, etc.
La première des communications faisant suite à cette introduction est celle de Pierre Barrés, sous le titre Psychanalyse et Œdipe. Evoquant à son tour l'Anti-Œdipe, il pose cette question: « L'importance de l'Œdipe, comme référence centrale de la psychanalyse et comme organisateur du psychisme humain, doit-elle être remise en question? » Il établit alors les bases d'une discussion sur ce sujet par un rappel, dans un exposé clair et succinct, de son évolution depuis Freud et de sa mise en question, d'abord relativement à l'Œdipe prégénital de Melanie Klein et ensuite à la confrontation à laquelle la pratique analytique nous oblige de plus en plus, avec de « nouveaux analysants », chez lesquels on remarque une insuffisance de l'organisation œdipienne génitale ou le fait que, si elle est cependant présente, elle cache une « problématique sous-jacente où l'économie du narcissisme joue un rôle plus important que l'économie libidinale… » (p. 20). Evoquant ensuite les contes