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Les textes que j'ai sollicités et rassemblés ne disent pas tout de la « sublimation »; ils n'en disent surtout pas ce Tout, car non seulement on pourrait solliciter et en rassembler bien d'autres et peut-être de moins éloignés de la notion, mais surtout on pourrait, par une méthode hypothético-déductive et purement logique, enchaîner et désenchaîner ce fameux concept de sublimation.
Or, d'abord, est-ce bien un concept? Certainement pas, à moins d'envisager la psychanalyse comme une pratique théorique, épistémologiquement constituée autour de concepts limitrophes, ce que les successeurs de Freud n'ont que trop tendance à faire.
Freud s'est saisi de beaucoup de concepts, appartenant à la physique, à la biologie, à la métaphysique de l'idéalisme allemand post-kantien et il en a accepté, avec modestie mais avec un esprit latent de suvbersion, leur sens commun, « vulgaire ».
Si on voulait pousser la récurrence épistémologique des concepts à son extrémité, ce n'est pas tant autour du « sujet » que se situerait la coupure (?) de la pensée psychanalytique de Freud, mais autour de la notion de concept elle-même. Peut-être est-ce bien vrai que Moi = concept et que le Moi est la figure absolue, terminale et parousique de la conceptualisation du concept. Ainsi parlerait un Hegel-Freud; ainsi la sublimation, le Moi « sublime » seraient-ils l'escalade vers la purification de toute relève dialectiquement pensée. La sublimation, comme ne relevant pas du but sexuel (proprement sexuel), comme dé-finalisé, désexualisé et comme ayant surmonté une négativité positive appelée pulsion de mort, serait donc le moyen pour l'homme sexué de renouer avec la force naturante de la finitude. Avec la sublimation — artistique, religieuse, idéologique — l'homme se croit encore supérieur puisqu'il a dénoué — ou déjoué — le lien que la mort et la sexualité avaient tissé ensemble.