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La Sublimation est généralement considérée comme l'un des problèmes les plus cruciaux de la psychanalyse. Alors qu'il m'apparaît normal qu'une personne n'ayant jamais eu d'analysant puisse avoir de légers doutes concernant l'existence même du processus de sublimation, nous rencontrons certains opposants à la psychanalyse (au sens freudien du terme) qui considèrent que ce concept « fait problème » (a questionable guide)2.
Un spécialiste actuel des problèmes de civilisation a remarqué, non sans surprise, que le mot même de « sublimation » a presque disparu de la littérature technique3.
Dans Malaise dans la civilisation, Freud dit que:
« La sublimation des instincts constitue l'un des traits les plus saillants du développement culturel, c'est elle qui permet aux activités psychiques élevées, scientifiques, artistiques ou idéologiques, de jouer un rôle si important dans la vie des êtres civilisés. A première vue, on serait tenté d'y voir essentiellement la destinée même que la civilisation impose aux instincts. Mais on ferait mieux d'y réfléchir plus longtemps »4.
La discussion du concept de sublimation qui va suivre est très largement étayée sur ma propre expérience clinique.
Le patient A. est en analyse pour des dépressions successives. Il s'agit de sa deuxième tranche d'analyse et au bout de quelques mois il revit un souvenir remontant à sa troisième année.