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« Denn das Schone ist nichts als des Schrecklichen Anfang, den wird noch gerade ertragen, und wir bewundern es so, weil es gelassen verschmäht, uns zu zerstören »2.
En 1908, Freud écrivait: « Nous autres, profanes, avons toujours vivement désiré savoir d'où cette personnalité à part, le créateur littéraire (poète, romancier ou dramaturge), tire ses thèmes — ceci à peu près dans le sens de la question qu'un certain cardinal adressait à l'Arioste — et comment il réussit, grâce à eux, à nous émouvoir si fortement, à provoquer en nous des émotions dont quelquefois même nous ne nous serions pas crus capables »3. Et, au fur et à mesure de l'évolution de la psychanalyse, il a été tenté, à plusieurs reprises, de répondre à cette question. Le fait que Freud ait découvert la vie fantasmatique inconsciente et le symbolisme a permis de tenter de donner une interprétation psychologique des œuvres d'art. De nombreux travaux ont, depuis, vu le jour, qui abordent le problème de l'artiste en tant qu'individu et reconstituent son histoire précoce à partir d'une analyse de son œuvre. Parmi ces travaux, le plus important est le livre que Freud consacre à Léonard de Vinci. D'autres ouvrages traitent des problèmes psychologiques en général tels que les expriment des œuvres d'art, montrant, par exemple, comment le contenu latent des angoisses infantiles universelles s'y trouve symboliquement représenté. Citons