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Si elle se fait parfois prier pour accepter quelques tristes prétendants comme le travail ou de piètres loisirs, la sublimation accueille sans examen les arts les plus sublimes.
L'admission de la musique me semble néanmoins poser quelques problèmes. Certes elle répond aux critères d'une définition restreinte, exigeante: le changement de but des pulsions partielles (le voyeurisme de l'oreille), la valorisation sociale (de quel socius?): voilà des arguments, ou des arguties?
Mais l'acceptera-t-on pour certains de ses traits essentiels: va-t-on parler de sublimation des affects, des tensions, de l'angoisse, de la dépression? Ce serait une incongruité métapsychologique; mais n'est-ce pas de leur élaboration que naîtra l'œuvre musicale? Celle-ci relève-t-elle d'autres mécanismes? De ceux de la répétition — je dirai du jeu de la bobine toujours réélaboré. Ne les néglige-t-on pas, dans toute leur spécificité, à trop vite sortir le tiroir de la sublimation?
Et qu'en est-il du point de vue économique de ces jeux de tension-détente, si prégnante au point qu'elle est sentie comme articulation d'affects à l'état pur?
C'est de ce point de vue économique que ce travail sera envisagé à l'invitation du Freud de L'au-delà: à propos du jeu de l'imitation artistique communiquant, comme dans la tragédie, des impressions douloureuses qui sont cependant source de jouissances élevées, Freud écrit: « Les cas et situations, susceptibles d'avoir pour résultat final un accroissement de plaisir, sont de nature à former l'objet de l'étude