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La place des « états limites et atypiques » varie suivant les auteurs. Cependant, en dépit des incertitudes sur les frontières de ce cadre, un assez large accord conduit à en dégager les traits spécifiques:
— l'évolution vers une psychose franche représente une éventualité rare. Plus souvent, on observe une stabilisation, une amélioration progressive ou encore le glissement vers un état caractéropathique, psychopathique, pervers ou déficitaire;
— les explorations sytématiques révèlent la relative fréquence d'une « organisation psychotique de la personnalité » qui soit demeure latente, soit comporte une symptomatologie caractérielle ou déficitaire.
Les travaux modernes menés sur ce terrain ne visent pas à la délimitation d'entités cliniques plus ou moins déviantes par rapport à des tableaux réputés typiques, ils tendent plutôt à une compréhension du sens de ces syndromes et à une meilleure connaissance des traits psychopathologiques sous-jacents.
Sur ces bases, et dans cette saisie très large, J.-L. Lang propose de reconnaître au sein des états atypiques « trois grands cadres référentiels psychopathologiques »: les états parapsychotiques, les dysharmonies d'évolution, les dysthymies graves.
Du point de vue clinique, la symptomatologie très variable permet d'y reconnaître de nombreuses variétés:
— pseudo-névrotiques, notamment de type phobique ou obsessionnel, ou pseudo-caractérielles;
— pseudo-déficitaites: le « débile léger caractériel », le « grand arriéré affectif »;