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« La muse est entrée dans mon cœur comme une déesse aux paroles dorées; elle s'en est échappée comme une pythie en jetant des cris de douleur. »
« La femme est l'être qui projette la plus grande ombre ou la plus grande lumière dans nos rêves. »
Me référant aux données psychanalytiques des écrits de Freud, d'Abraham et de Melanie Klein concernant les mécanismes psychopathologiques de la psychose maniaco-dépressive, je tenterai d'éclairer à la faveur de ces connaissances la genèse de l'œuvre de Nerval à la fois en fonction de sa biographie et de l'état pathologique qui l'amena à la fin tragique que nous connaissons.
Il m'est apparu, à la suite de la lecture de son œuvre, que si les mécanismes sublimatoires lui ont permis à certaines phases de sa vie de trouver un équilibre, certes précaire, mais réel, ces mêmes mécanismes à d'autres périodes n'ont pas suffi, comme s'ils étaient, à certains moments, en quelque sorte dépassés par le « raz de marée » des conflits internes émergeant de l'inconscient, ces conflits étant eux-mêmes renforcés par l'impact d'une réalité particulièrement frustrante.
J'essaierai donc d'établir des relations entre les phases créatives et les événements réels « bons » ou « mauvais » vécus par Nerval, et les périodes où, à la faveur de difficultés extérieures, de déceptions