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« Il appartient donc au médecin qui veut s'instruire de savoir ce qu'est la calcination et la sublimation, non seulement les opérations superficielles mais celles qui modifient intensément les choses et qui, fait bien plus important, permettent la préparation et aussi le mûrissement que la nature ne leur a souvent pas donnés. »
« On ne peut parler des sublimations qu'à l'œuvre, que vues par l'œuvre, œuvrant en elles. »
Zénon a 20 ans. Marguerite Yourcenar, dans le chapitre qui ouvre son roman, L'œuvre au noir, nous le montre comme un pèlerin engagé sur « le grand chemin ». A Henri-Maximilien qui part en campagne pour « une miette de gloire » et pour devenir l'égal d'Alexandre ou de César, et qui, à la croisée de leur rencontre, déclare que, pour lui, il s'agit d'être homme, Zénon répond: « J'ai 20 ans… Il s'agit pour moi d'être plus qu'un homme », et, dans le cours de la conversation entre « l'aventurier de la puissance et l'aventurier du savoir »: « Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison. » Au moment où ils se séparent: « Un autre m'attend ailleurs, dit Zénon, je vais à lui. » Henri-Maximilien, stupéfait, lui demande: « Qui ? » Zénon se retourna: « Hic, Zeno, dit-il, Moi-même. »
Marguerite Yourcenar, dans une série d'émissions radiophoniques qui lui ont été consacrées, parlant d'elle et de ses personnages, refuse d'être identifiée à eux. Si elle s'est racontée, c'est à travers les autres,