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Ce texte est extrait d'un ouvrage à paraître: L'énigme de la femme (la femme dans les textes de Freud). De façon massive, Freud affirme la thèse suivante bien connue: si la femme est énigmatique, c'est qu'elle a des raisons et de bonnes raisons de se cacher, de cacher qu'elle n'a rien à cacher, de dissimuler cette « cavité pleine de pus » qui risque de contaminer et d'infecter l'homme. En cherchant à se voiler, la femme imiterait seulement la nature qui toujours déjà a recouvert son sexe de poils pubiens, et qui lui octroie, de temps à autre, un supplément de beauté pour détourner l'homme de l'horreur que provoque la vue comme telle des organes génitaux. Sa beauté, ses charmes seraient un dédommagement tardif et d'autant plus précieux « à sa native infériorité sexuelle ». Les raisons qu'auraient les femmes de se voiler et de se vouloir énigmatiques communiqueraient toutes avec la nécessité pour l'homme d'un certain fétichisme dont la femme, il y va de son intérêt, se ferait la complice.
Un texte pourtant ouvre une tout autre voie. Ce texte est écrit, et ce n'est pas par hasard, à une époque où Freud était particulièrement séduit par Lou Andréas Salomé.
Il s'agit d'un passage de Pour introduire le narcissisme de 1913. Freud est en train de montrer qu'il y a entre l'homme et la femme des différences fondamentales quant au type de choix d'objet: caractériserait l'homme, l'amour d'objet selon le type par étayage marqué par une