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Le texte qui suit fut rédigé en 1975 à l'occasion du Séminaire annuel de Perfectionnement de l'Institut de Psychanalyse de Paris; ce séminaire portait sur « La demande d'analyse aujourd'hui ». La demande de tranche d'analyse, fréquente dans la pratique actuelle, m'avait paru présenter de l'intérêt pour la discussion du thème proposé. Cette étude vise ainsi l'un des aspects spécifiques du « procès » psychanalytique, aspect qui m'a paru responsable (entre autres, certes) d'une certaine interminabilité chronique de cures psychanalytiques pourtant menées à un terme plus ou moins satisfaisant. Il s'agit là d'une difficulté qui, bien que se manifestant dans une période ultérieure à la terminaison de l'analyse, concerne le problème de la « tenue » de la fin dans le temps; c'est pourquoi cet article peut trouver sa place dans le présent numéro.
La demande d'une tranche d'analyse se présente de nos jours avec une fréquence croissante. Le caractère exemplaire de cette demande me paraît justifier un intérêt particulier. Anna Freud, dans un article publié en français: « Difficultés survenant sur le chemin de la psychanalyse » et sous-titré « Essai de confrontation entre les perspectives passée et présente » [1], se réfère tout naturellement quant à la perspective passée à l'article de Freud où en 1937 [2] celui-ci s'interroge sur les facteurs « qui nuisent à l'efficacité de l'analyse et rendent sa durée sans limites ». A. Freud rappelle les principaux facteurs recensés par son père dans cette étude: du côté du patient d'une part, facteurs quantitatifs qui règlent l'économie de la libido dans l'équilibre entre les intérêts du Moi et ceux du Ça; facteurs qualitatifs surtout rapportés aux altérations du Moi avec le rappel de cette notation de portée générale: « Le Moi de tout sujet normal se rapproche de celui du psychotique par un trait ou par un autre, et à des degrés divers »: domination du fonctionnement mental par le masochisme; facteurs enracinés dans la nature bisexuelle des