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Dans ce qui s'appelle psychanalyse, une oscillation est incessante, permanente, entre une oniromancie déjouée par Freud qui laisse le champ libre à des mythologies quelquefois paresseuses, et une rationalité, comme L'Interprétation des rêves nous l'a appris, d'autant plus sombre que l'au-delà du rêve, c'est-à-dire l'au-delà du principe de plaisir, a conduit Freud à une dialectique de la volonté, appelée ici libido, dont lui-même, le premier, n'a pas su ou n'a pas pu dire s'il pouvait inscrire dans cette « volonté » libidinale un désir radical de volonté de volonté, comme la volonté de puissance, ou un désir de non-volonté (nirvâna). Pulsion ou instinct de mort : pulsion de pulsion, destin de destin… ou anti-destin ? Il y a là une équivoque ontologique, essentielle, qui peut-être doit rester telle car, chaque fois qu'elle trouve une solution, on tombe dans l'idéalisme archétypal jungien, l'idéalisme intellectualiste de Bion, le positivisme (autre forme de l'idéalisme) d'une psychanalyse purement génétique ou le néopositivisme du signifiant (exacerbation de ce qu'il est convenu d'appeler la structure avec, à la clef, son efficacité symbolique). L'enjeu réflexif, théorique et pratique, est capital. Déjà, quand Freud déclare que ce n'est pas le rêve qui est la voie royale vers l'inconscient mais l'interprétation du rêve, il situe d'emblée la question : en soi, le rêve ne donne pas de réponse. Il n'est que conflit d'existence entre désir de dormir et désir inconscient qui réalise la libido. Il n'est que projection, symptôme, matrice symptomale. Mais aussi, sans aucun doute, syntaxe d'un lien incestueux.
Alors, si symbole, interprétation, herméneutique, traduction sont