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Nous savons tous que tout songe n'est que mensonge.
Le champ ouvert par la publication relativement récente (1975) de la correspondance S. Freud / C. G. Jung est vaste, pour ne pas dire immense.
Suivre le dialogue qui se continuera durant plusieurs années (de 1906 à 1914) entre deux personnalités si riches et si différentes, essayer de comprendre ce qui se passe dans leur relation et qui aboutira de façon inéluctable au désaccord et à la rupture n'est pas une affaire simple.
Dans son introduction à cette correspondance, William McGuire dit que Freud et Jung ont tous deux retiré de cette rupture quelque chose de précieux pour leur œuvre. Il ne nous en dit cependant pas plus et une étude minutieuse mériterait certainement d'être faite à cet égard.
Ce fut aussi le point de départ de ma plongée dans cet échange épistolaire, plongée qui m'a amenée souvent à me reporter aux récits autobiographiques, ceux de Freud et de Jung, ainsi qu'à l'ouvrage de Jones, La vie et l'œuvre de S. Freud.
Chemin faisant, mon intérêt s'est trouvé sollicité par la nature du « complexe paternel » qui, dès la première visite de Jung à Vienne en mars 1907, a sous-tendu toute la relation entre les deux hommes,