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« C'est à propos du langage qu'on verrait le mieux comment il ne faut pas et comment il faut revenir aux choses mêmes… Il ne vit que du silence ; tout ce que nous jetons aux autres a germé dans ce grand pays muet qui ne nous quitte pas. »
L'étude de la symbolique du rêve chez Freud, et plus particulièrement chez Jones, conduit à opposer un symbolisme inconscient figé dans ses stéréotypes et un symbolisme du langage, conçu également comme devant se fixer dans des significations univoques, selon le modèle de la pensée scientifique. C'est cette opposition que je voudrais discuter en reprenant la critique de Lacan dans son article de 1960, « Sur la théorie du symbolisme d'Ernest Jones », et dans son additif de 1966 « D'un syllabaire après coup », contemporain de la publication des Ecrits.
Sans m'attarder sur le détail du texte, et sans prétendre non plus rendre compte de l'ensemble de l'œuvre de Lacan, je voudrais plutôt préciser, par quelques remarques, l'enjeu entre la symbolique chez Freud et le symbolique chez Lacan qui recouvre en fait le débat entre la symbolique sexuelle correspondant davantage selon Freud à un travail de culture qu'à un travail individuel et l'approche d'un processus dé symbolisation à l'origine de la formation des symboles.
Cette question a fait l'objet tout récemment d'un Colloque au Congrès international de Psychanalyse de Jérusalem , où se rencontraient Hanna Segal et G. Rosolato1. Hanna Segal y reprenait