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Mon propos est ici d'exposer une technique corporelle : « la relaxation », et de montrer comment l'apport psychanalytique et l'approche corporelle peuvent s'enrichir l'un par rapport à l'autre.
Le terme de relaxation, impliquant tant la détente physiologique que la réduction des tensions psychiques, est fort ancien. La méthode des yogis, qui nous est bien connue, n'était déjà qu'une des nombreuses techniques visant à obtenir la parfaite maîtrise du corps et le calme de l'esprit.
Abandonnées en Occident sous l'influence de la pensée cartésienne, ces méthodes ont été reprises à la fin du XIXe siècle et début du XXe, mais là, détachées de leur inspiration mystique, et scientifiquement élaborées par les adeptes de l'hypnose. En cette fin du XIXe siècle, l'usage thérapeutique de l'hypnose est largement étendu. En France, à la Salpêtrière, Charcot considère le phénomène hypnotique comme pathologique et se rattachant à l'hystérie, alors que Bernheim, à Nancy, le met en rapport direct avec la suggestion. C'est entre 1830 et 1900 que O. Vogt, psychiatre allemand, souligne la possibilité, pour des patients, d'obtenir une auto-hypnose, et remarque que « dans cet état volontairement provoqué, il devient possible en période de crise physique ou psychique d'induire un état de calme et de détente, empêchant ainsi les mouvements émotionnels de devenir pathogènes ».
Les chercheurs obseryent alors, dans l'état hypnotique, des modifications tant physiologiques que psychologiques. Ainsi, à des sensations de lourdeur et de chaleur au niveau corporel, s'associent des sensations de calme et de repos psychologiques.
Schultz — élève d'Oscar Vogt — va poursuivre ces travaux. A l'inverse de ses précurseurs, il pense que les modifications physiologiques et cénesthésiques — pesanteur et chaleur — ne sont pas de simples phénomènes accompagnant l'état hypnotique mais, au contraire,