You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
D'abord, voilà un merveilleux livre de psychanalyse appliquée à l'autisme.
Ce sont, bien en effet, des « explorations », des aventures psychanalytiques dans ce monde autistique, pour lequel, au premier abord, les concepts, les méthodes, les moyens psychanalytiques ne semblent pas être adéquats. Et pourtant !
Je pense que ce livre, qui rassemble des investigations cliniques assorties à une compréhension thérapeutique, sous l'expérience supervisante de D. Meltzer, fera date. En tout cas, il le fait pour moi.
J'ai admiré ce travail, ces travaux ; je les ai admirés d'autant plus que, ayant un peu abordé la question, je n'ai pas pensé théoriquement de la même façon les problèmes qui se posaient à moi. Je peux dire que je ne suis pas fondamentalement en accord avec certaines présuppositions de M. Klein, de Bion, de Meltzer lui-même.
C'est bien la preuve qu'on peut choisir une voie de compréhension et d'étude sans pour cela désirer parler pour tout le monde (tout le monde de la psychanalyse) au nom de tout le monde (de l'idée dogmatique d'une psychanalyse).
Les auteurs ont choisi, avec courage, une voie d'abord de l'autisme, en se référant et non en se justifiant des travaux kleiniens et post-kleiniens. Pas un seul instant ils ne tombent dans l'affreux travers du, des « systèmes ».
Avant de « discuter » de certains moments de ce travail, je me dois de dire ici ce que je considère comme certaines « vérités » essentielles.
La richesse d'abord de l'école anglo-saxonne, même si, comme moi, je n'adhère pas à l'idéalisme et au militantisme kleinien, on voit mieux maintenant de quelle richesse, de quelle force cette œuvre (celle de M. Klein) était faite ! Je l'ai maintes fois relevé. Melanie Klein est un « penseur » de l'analyse, même et y compris dans ses maladresses, ses invraisemblances ; c'est un « penseur » et sa postérité, Winicott, Bion, Meltzer, pour ne citer que les plus remarquables — en tout cas ceux que je connais — prouve bien qu'il y avait dans cette œuvre, une « vie », un