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Ils passèrent par-dessus les bois, les lacs, la mer, les continents. Ils entendirent au-dessous d'eux hurler les loups, souffler les ouragans, rouler les avalanches. Au-dessus d'eux volaient les corneilles aux cris discordants. Mais plus loin brillait la lune dans sa splendide clarté. Kay admirait les beautés de la longue nuit d'hiver. Le jour venu, il s'endormit aux pieds de la Reine des Neiges.
Mais à force de regarder à travers la lorgnette, il lui sembla voir comme d'humides rayons lunaires se réfléchir dans les yeux d'Olympia, et la puissance visuelle s'y introduire par degrés et le feu de ses regards devenir de plus en plus ardent et vivace.
De l'Homme au sable, du conte d'Hoffmann, à la Reine des Neiges, du conte d'Andersen, s'égrènent les notes d'un accord que Freud, dans l'Inquiétante étrangeté, inscrit sur un double registre, car s'il rattache à l'Homme au sable les manifestations d'angoisse éprouvées par Nathanael et le rôle fondamental du complexe de castration, plus particulièrement du complexe paternel, du dédoublement de l'image paternelle et de l'ambivalence des sentiments que cette double image suscite, Freud quitte ce parcours classique dans la deuxième partie de son article, pour