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Il s'agit d'un Collectif d'Etudes avec: Claude Burgelin, Didier Anzieu, René-Pierre Calin, Janine Chasseguet-Smirgel, Lucette Czyba, Anne Clancier, Serge Gaubert, André Green, Michel Granger, Jean Guillaumin, Claude Labrose, René Kaës, François Lecercle, Henri Vermorel, Maurice Mourier, Marie-Claude Schapira.
— Deux colloques, l'un littéraire tenu les 18-19 novembre 1977, l'autre psychanalytique tenu les 28-29 janvier 1978, à l'initiative du Laboratoire de Psychologie clinique de l'Université de Lyon.
— Donc d'un côté celui des Lettres, de l'autre, celui de la Psychanalyse. Or, et je considère que c'est un « bien », le côté des Lettres parle très bien de la psychanalyse et le côté de la psychanalyse parle très bien des Lettres: preuve qu'à notre époque ces distinctions sont quelque peu illusoires.
Je ne peux pas rendre compte de l'ensemble de cet ouvrage collectif; c'est impossible. Je veux simplement le signaler aux lecteurs de notre Revue; c'est un ensemble d'articles remarquables, sans badauderie ni bagouterie. Des gens parlent avec amour et respect de ce qu'ils aiment et comprennent — comprennent mieux ou comprennent moins. A notre époque quelle chance ! On n'enfile plus le « signifiant » comme les mouches, on ne s'empiège plus comme Trissotin ou Vadius dans les pièges redoutables des tapis littéraires; on ne fait plus de moulinets avec les machineries textuelles !…
Bref, on recommence à penser ce que la critique littéraire doit à la psychanalyse, mais on advient à penser que la psychanalyse n'est pas encore une œuvre même si elle est un texte (de rêve ou symptôme) général d'inscription et de description mais qu'à certains moments elle pourrait devenir la condition de possibilité mytho-poétique de la création d'une œuvre.
La psychanalyse n'est ni une grille, ni une épistémologie qui pourrait dire mieux qu'une autre science le passage d'une nature à une culture, d'une histoire (de corps) au corps d'une histoire racontée, mais en déjouant, par le plus vif de sa pensée,