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Dans notre communication: « A propos de narcissisme, homosexualité et œdipe », nous avons décrit l'existence d'un état de relation primitif d'unité entre les images du père, de la mère et de l'enfant, ou bien de leurs représentants, que nous appellerons unité originaire. A présent, nous voudrions développer notre expérience d'observation clinique de la communication précédente, avec le travail clinique analytique d'un patient homosexuel, âgé de quarante ans environ, qui a été violemment traumatisé dans sa petite enfance, au moment où s'établissait la situation œdipienne. Sa déviation homosexuelle semblait signifier un essai d'identification narcissique avec la mère, à cause de la cassure de l'unité originaire, dont l'un des éléments, le père, avait disparu physiquement et mentalement. Au long de la cure analytique, on a pu reconstruire par moments cette unité et on a pu entrevoir le secret de la situation œdipienne, qui se montra évidente dans le mystère de « la configuration d'un tapis ».
Marta Harris, dans son travail Apport de l'observation de l'interaction mère-enfant à la formation psychanalytique (1979), suivant en cela Bion, dit: « L'agression apparente ou l'hostilité verbale ou bien exprimée par le comportement peut signifier, de la part du patient, un besoin de faire ressentir à l'analyste quelque chose que lui-même ne peut pas tolérer parce qu'il n'a pas encore développé un équipement nécessaire pour penser. Ce phénomène peut être interprété davantage comme une évacuation de la douleur que comme un fait négatif. » A notre avis, le fait de faire ressentir quelque chose à l'analyste représenterait non seulement l'évacuation de la douleur, qui correspond aux pulsions