You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Mon objectif dans cette courte communication est de donner des exemples, au moyen de matériel clinique, de l'évolution du conflit œdipien, ainsi que nous avons l'occasion de l'observer au long de la cure psychanalytique.
A mon avis, l'évolution adéquate d'une analyse comporte nécessairement une évolution parallèle de la conflictualité œdipienne, de telle façon que la structure de cette conflictualité, depuis le début de l'analyse jusqu'à sa terminaison, doit subir un changement progressif dans le sens que le Dr Torras expose dans son rapport.
Sans doute, chez nos patients, les changements ne se produisent pas d'une façon linéaire, et les résultats ne sont pas toujours satisfaisants, mais je crois que dans une situation analytique adéquate, le développement qui ne s'est pas produit normalement en temps voulu peut avoir lieu à présent, grâce à la réapparition de la problématique œdipienne dans le transfert.
Si le processus analytique se développe bien, les conflits œdipiens dans le transfert subiront progressivement des modifications. Depuis les constellations œdipiennes dominées par la prépondérance de positions schizoparanoïdes, avec prépondérance des mécanismes de dissociation, on passera à des conflits présidés par des anxiétés dépressives et des défenses comme le refoulement, qui progressivement céderont la place à des mécanismes de réparation qui permettront au sujet de surmonter les relations d'objet les plus pathologiques.
Finalement, avec le complexe d'Œdipe il arrive quelque chose de semblable à ce qui arrive avec le transfert, à savoir qu'on ne peut pas penser à sa « dissolution » finale. Les relations subsistent et les conflits aussi, mais il ne s'agit plus seulement de relations avec les objets