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Quand on connaît les difficultés rencontrées, du point de vue de la théorie psychanalytique, pour aborder les problèmes en apparence les plus simples et les plus précis, on peut, sans aucun doute, féliciter et remercier E. Torras de Beà pour le succès avec lequel elle a su mener à bien son effort de réévaluation d'un certain nombre de données et de composantes liées à l'économie conflictuelle œdipienne.
Je voudrais seulement reprendre un point particulier de son travail, point sur lequel il me paraît utile d'apporter quelques précisions.
E. Torras de Beà, après avoir exposé son point de vue sur le concept de l'Œdipe et sur son début, propose une synthèse de la littérature psychanalytique à ce sujet en trois volets:
« Le premier point de vue considère l'Œdipe comme fondamental dans l'évolution de la personnalité…
« Le second point de vue semble considérer l'Œdipe comme une conflictualité au sein de laquelle on peut entrer ou qu'on peut éviter en s'immergeant dans d'autres organisations.
« Un troisième point courant considère l'Œdipe comme un artifice au service des forces parentales répressives ou de leurs représentants sociaux. »
Je pense d'une part que les représentants du premier point de vue sont nombreux ici et d'autre part qu'ils n'auront pas lieu de protester étant donné la part avantageuse qui leur est faite, part que je me vois personnellement d'autant moins enclin le droit de contester, que je me range résolument parmi ceux qui adhèrent à ce point de vue, tel qu'il est présenté dans le rapport.
Par contre comme je me trouve cité parmi les défenseurs du second point de vue proposé, et comme je n'ai point aperçu à ce congrès d'autres représentants des deux derniers points de vue, je me vois dans l'obligation de répondre au rapporteur pour lui indiquer quelques points de réflexion sur lesquels j'aimerais discuter plus avant avec elle.
Laissons de côté, pour le moment du moins, le « troisième courant », celui qui est représenté par les « maudits », G. Deleuze et F. Gua